sentenza
Cour de Lagonegro, jugement du 24 juin 2026, n. 590
Tribunale de Lagonegro
Principe juridique
L'expertise contractuelle (perizia contrattuale) consiste en une clause par laquelle les parties confient à un tiers, choisi pour ses connaissances techniques spécifiques, la résolution d'une ou plusieurs questions de fait pertinentes pour le rapport juridique qui les unit, en s'engageant à accepter son avis comme contraignant ; elle peut revêtir la nature d'un arbitrage contractuel (arbitrato irrituale) lorsque son contenu relève des dispositions de l'art. 808-ter cod. proc. civ. et prévoit une renonciation défdes parties à faire valoir leurs droits devant le juge ordinaire ; à défaut d'une telle renonciation, elle constitue une figure entièrement atypique de nature contractuelle.
L'expertise contractuelle pure (perizia contrattuale pura), de nature purement obligatoire, ne prive pas les parties de la possibilité d'introduire une action judiciaire portant également sur la portion du litige confiée à l'expert ; l'exercice du droit effectué par le déclenchement de la procédure d'expertise contractuelle ce conduite incompatible avec l'inertie pertinente aux fins de la prescription et produit un effet interruptif de die in diem pendant toute la durée des opérations d'expertise, jusqu'à leur clôture ou à l'expiration du délai contractuellement stipulé.
L'expertise contractuelle (perizia contrattuale) se distingue de l'arbitrage contractuel (arbitrato irrituale) en ce que le tiers, dans l'expertise contractuelle, accomplit un simple constat technique (une déclaration de science caractérisée par une dtechnique) et non une détermination volitive et discrétionnaire ; en outre, dans l'expertise contractuelle, le tiers est appelé à trancher des questions de fait, tandis que dans l'arbitrage contractuel (arbitrato irrituale) il est appelé à régler un différend juridique portant sur le rapport dans son ensemble.
Lorsque les parties à un contrat d'assurance confient à un tiers la mission d'exprimer une appréciation technique sur l'étendue des conséquences d'un sinistre auquel est liée l'indemnisaageant à considérer cette appréciation comme mutuellement contraignante et en excluant des pouvoirs du tiers la résolution des questions relatives à la validité et à l'efficacité de la garantie d'assurance, cette convention échappe tant à l'arbitrage (rituel ou contractuel) qu'à l'arbitraggio et constitue une expertise contractuelle (perizia contrattuale), à laquelle les règles de l'arbitrage ne s'appliquent pas.
Lorsque la clause d'expertise contractuelle ne contient pas de stipulations expres qualifications professionnelles requises des experts, la volonté des parties doit être interprétée conformément aux art. 1362 et s. cod. civ. comme exigeant implicitement que tous les membres du collège d'experts — y compris le troisième expert — possèdent une compétence technique adéquate au regard de l'objet de la mission ; la désignation d'un expert dépourvu de cette compétence technique constitue une cause de nullité de l'expertise contractuelle. L'expertise contractuelle pure échapp tant à l'arbitraggio qu'à l'arbitrage, l'exception relative à la composition du collège n'a pas à être soulevée selon les formes des art. 812 et 817 cod. proc. civ.
Notes méthodologiques
standard
Texte et analyse
L’expertise contractuelle (perizia contrattuale) consiste en une clause par laquelle les parties confient à un tiers, choisi pour ses connaissances techniques spécifiques, la résolution d’une ou plusieurs questions de fait pertinentes pour le rapport juridique qui les unit, en s’engageant à accepter son avis comme contraignant ; elle peut revêtir la nature d’un arbitrage contractuel (arbitrato irrituale) lorsque son contenu relève des dispositions de l’art. 808-ter cod. proc. civ. et prévoit une renonciation défdes parties à faire valoir leurs droits devant le juge ordinaire ; à défaut d’une telle renonciation, elle constitue une figure entièrement atypique de nature contractuelle.
L’expertise contractuelle pure (perizia contrattuale pura), de nature purement obligatoire, ne prive pas les parties de la possibilité d’introduire une action judiciaire portant également sur la portion du litige confiée à l’expert ; l’exercice du droit effectué par le déclenchement de la procédure d’expertise contractuelle ce conduite incompatible avec l’inertie pertinente aux fins de la prescription et produit un effet interruptif de die in diem pendant toute la durée des opérations d’expertise, jusqu’à leur clôture ou à l’expiration du délai contractuellement stipulé.
L’expertise contractuelle (perizia contrattuale) se distingue de l’arbitrage contractuel (arbitrato irrituale) en ce que le tiers, dans l’expertise contractuelle, accomplit un simple constat technique (une déclaration de science caractérisée par une dtechnique) et non une détermination volitive et discrétionnaire ; en outre, dans l’expertise contractuelle, le tiers est appelé à trancher des questions de fait, tandis que dans l’arbitrage contractuel (arbitrato irrituale) il est appelé à régler un différend juridique portant sur le rapport dans son ensemble.
Lorsque les parties à un contrat d’assurance confient à un tiers la mission d’exprimer une appréciation technique sur l’étendue des conséquences d’un sinistre auquel est liée l’indemnisaageant à considérer cette appréciation comme mutuellement contraignante et en excluant des pouvoirs du tiers la résolution des questions relatives à la validité et à l’efficacité de la garantie d’assurance, cette convention échappe tant à l’arbitrage (rituel ou contractuel) qu’à l’arbitraggio et constitue une expertise contractuelle (perizia contrattuale), à laquelle les règles de l’arbitrage ne s’appliquent pas.
Lorsque la clause d’expertise contractuelle ne contient pas de stipulations expres qualifications professionnelles requises des experts, la volonté des parties doit être interprétée conformément aux art. 1362 et s. cod. civ. comme exigeant implicitement que tous les membres du collège d’experts — y compris le troisième expert — possèdent une compétence technique adéquate au regard de l’objet de la mission ; la désignation d’un expert dépourvu de cette compétence technique constitue une cause de nullité de l’expertise contractuelle. L’expertise contractuelle pure échapp tant à l’arbitraggio qu’à l’arbitrage, l’exception relative à la composition du collège n’a pas à être soulevée selon les formes des art. 812 et 817 cod. proc. civ.
Comment citer
Tribunale de Lagonegro, 24 juin 2026, N° 590, «Cour de Lagonegro, jugement du 24 juin 2026, n. 590», dans Arbitrage en Italie, https://www.arbitratoinitalia.it/fr/decisione/cour-de-lagonegro-jugement-du-24-juin-2026-n-590/