sentenza
477
Année: 2025

Cour d’appel de Potenza, 16 décembre 2025, n. 477

⚖️ Corte di Appello di Potenza
📅

Principe Juridique

En matière de recours contre la sentence arbitrale, le comportement de la partie qui engage une procédure d'exécution forcée pour obtenir le paiement du montant fixé par les arbitres ne constitue pas une acquiescement faisant obstacle au recours, n'étant pas incompatible avec la volonté de contester la décision afin d'obtenir un effet plus favorable.
Dans l'hypothèse de retrait ad nutum de l'associé d'une société à responsabilité limitée, exercé en application de l'article 2473, alinéa 2, du Code civil, le délai de préavis de cent quatre-vingts jours imposé par la loi détermine que les effets du retrait courent à compter de l'expiration dudit préavis, le principe différent selon lequel le retrait produit des effets immédiats par la seule communication à la société de la volonté de se retirer ne pouvant trouver application. Il s'ensuit que la date de référence pour l'évaluation de la participation, indiquée par l'article 2473, alinéa 3, du Code civil comme « le moment de la déclaration de retrait », doit être identifiée au jour où le retrait acquiert son efficacité.
La disposition de l'article 2473, alinéa 2, du Code civil, qui permet à l'acte constitutif de prévoir une période de préavis d'une durée supérieure mais n'excédant pas un an, n'admet pas de dérogations statutaires qui réduisent le délai minimum de cent quatre-vingts jours prévu pour le retrait ad nutum dans les sociétés à responsabilité limitée.
En matière de recours contre la sentence arbitrale pour nullité en application de l'article 829, alinéa 1er, n. 9, du Code de procédure civile, la question relative à la violation du principe du contradictoire ne doit pas être examinée sous un profil purement formel, mais requiert une enquête sur l'existence d'une atteinte effective au droit de la défense. Par conséquent, le requérant a la charge de préciser quels documents n'ont pas été soumis à son examen et d'expliciter les moyens de défense qu'il aurait pu développer si ces documents lui avaient été préalablement communiqués.
En matière de recours contre la sentence arbitrale, l'absence de constatation de vices de nullité fait obstacle à l'ouverture de la phase rescisoire et, par conséquent, à l'examen des questions de fond relatives à l'exactitude des calculs et des appréciations opérés par les arbitres.
Le vice de contradiction de la sentence, pertinent en application de l'article 829, alinéa 1er, n. 11, du Code de procédure civile, n'est pas configurable lorsque les affirmations contenues dans la motivation, bien que se référant à la même donnée factuelle, sont fonctionnelles à des appréciations juridiques distinctes et ne sont pas logiquement incompatibles entre elles.
En matière de sociétés à responsabilité limitée, le vice de nullité de la délibération de l'assemblée pour « absence absolue d'information », prévu par l'article 2479-ter, alinéa 3, du Code civil, n'est configurable exclusivement qu'en cas d'omission de convocation de l'associé ou de défaut d'informations sur l'ouverture de la procédure délibérative ou sur les questions à traiter en assemblée, tandis que ne sont pas pertinents, aux fins de la configuration d'un tel vice, les griefs relatifs à la prétendue fausseté ou au manque de fiabilité des données comptables résultant du bilan.

Notes Méthodologiques

standard

Comment citer

Corte di Appello di Potenza, 16/12/2025, n. 477, in Arbitrato in Italia, https://www.arbitratoinitalia.it/fr/decisione/cour-dappel-de-potenza-16-dcembre-2025-n-477-1770761742-8083/