La clause compromissoire contenue dans les statuts d’une société coopérative, spécifiquement approuvée par écrit par l’associé dans la demande d’admission avec déclaration expresse d’acceptation et de connaissance des statuts, est valablement opposable à celui-ci et détermine l’incompétence du juge ordinaire en faveur des arbitres, sans qu’il soit possible d’invoquer la discipline des clauses abusives prévue par l’article 1341 du Code civil, eu égard à la communauté d’intérêts entre la société et l’adhérent qui exclut l’opposition typique des contrats d’adhésion.
La clause compromissoire statutaire qui attribue la nomination des arbitres à la Chambre Arbitrale d’une Chambre de Commerce, en renvoyant à son règlement pour la détermination du nombre et des modalités de désignation, satisfait aux conditions de validité prévues par l’article 34 du décret législatif 5/2003, s’agissant d’un tiers étranger à la société auquel est légitimement confiée la nomination des arbitres selon ses propres règles internes.
L’efficacité de la clause compromissoire contenue dans les statuts sociaux à l’égard de l’associé n’est pas subordonnée à la remise ou à l’exhibition effective du texte statutaire au moment de l’adhésion, les principes d’autoresponsabilité prévalant en vertu desquels la partie est tenue d’évaluer adéquatement la portée de ses propres déclarations, notamment lorsqu’elle a attesté par écrit connaître les statuts et accepter spécifiquement la clause arbitrale qui y est contenue.
