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Cour de Foggia, jugement du 25 juin 2026, n. 1467

L’existence d’une convention d’arbitrage ne fait pas obstacle à ce que le créancier sollicite et obtienne du juge ordinaire une injonction de yer (decreto ingiuntivo), dès lors que la procédure d’injonction se caractérise par la possibilité d’émettre l’ordonnance inaudita altera parte selon un modèle incompatible avec la structure de l’instance arbitrale, laquelle repose sur un débat contradictoire complet entre les parties.
Dès lors qu’une opposition à l’injonction de payer obtenue en dépit d’une convention d’arbitrage est formée, une procédure ordinaire de connaissance s’engage, au cours de laquelle le débiteur peut soulever l’exceoi à l’arbitrage ; si la convention d’arbitrage est valide, efficace et applicable au litige, le juge de l’opposition doit constater la compétence arbitrale, révoquer l’injonction de payer et renvoyer les parties devant les arbitres.
La clause compromissoire figurant dans des conditions générales, formulaires ou modèles prérédigés par l’une des parties, en ce qu’elle déroge à la compétence du juge ordinaire, doit faire l’objet d’une approbation spécifique et écrite conformément aux art. 1341 v., lus en combinaison avec l’art. 808 cod. proc. civ. ; la simple signature d’ensemble du contrat est insuffisante en l’absence d’une approbation autonome de la clause dérogatoire, et la clause arbitrale omise de la liste des clauses faisant l’objet d’une signature spécifique ne peut être réputée approuvée de façon implicite, cette omission révélant l’absence d’adhésion consciente à l’exclusion de la juridiction ordinaire.

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