Une clause compromissoire insérée dans un contrat conclu entre un professionnel et une copropriété est soumise à la discipline de protection du consommateur prévue par le décret législatif n. 206/2005, étant donné que l’administrateur de copropriété agit comme mandataire avec représentation des copropriétaires individuels, lesquels doivent être considérés comme consommateurs en tant que personnes physiques agissant à des fins étrangères à une activité entrepreneuriale ou professionnelle.
La clause compromissoire contenue dans un contrat stipulé avec un consommateur est présumée abusive au sens de l’article 33, alinéa 2, lettre t) du décret législatif n. 206/2005, car elle introduit une dérogation à la compétence de l’autorité judiciaire ordinaire, et la nullité correspondante ne peut être régularisée par la signature spécifique prévue par l’article 1341 du Code civil, mais seulement par la démonstration, dont la charge incombe au professionnel, de l’existence d’une négociation individuelle caractérisée par les conditions de sérieux, d’effectivité et d’individualité, de nature à permettre au consommateur l’exercice effectif d’un pouvoir de négociation sur la clause elle-même.
