La transaction intervenue entre les parties pendant la pendance de l’instance en annulation de la sentence arbitrale, lorsqu’elle est dépourvue de caractère novatoire par rapport aux obligations constatées par la sentence, entraîne l’existence d’une litispendance entre l’instance en annulation de la sentence et l’instance ultérieure ayant pour objet l’exécution de la transaction elle-même, dès lors que la constatation de la nature non novatoire de la transaction constitue un préalable logico-juridique nécessaire de la décision et, à ce titre, est susceptible d’acquérir l’autorité de la chose jugée à l’égard des tiers au sens de l’article 2909 du code civil.
